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Bio ou bio

Bio ou bio. II.

J’ai parlé dans mon dernier article de la relation entre le bio et le local. Un problème très simple à résoudre à mon avis, mais auquel beaucoup de gens ne prêtent pas assez attention. A quoi bon vouloir faire du bien, si par derrière on fait quand même du mal ? Faisons du bien jusqu’au bout, en achetant local aussi. Ou alors achetons local uniquement, en laissant le bio de côté. Une relation avec son vendeur est importante, pour savoir comment il s’occupe de ses légumes, fruits et animaux. Il cultivera peut-être des pommes-de-terre sans produits chimiques, mais sa terre ayant déjà reçu des produits auparavant, il n’aura pas le label bio. Bref, communiquer est à mon avis un facteur indispensable lors de relations entre le vendeur et le client. Ensuite, trouver son bonheur dans l’éventail des labels est un choix personnel. Un exemple personnel est la suivant: j'achète hebdomadairement mes légumes dans un marché à la ferme non bio et l'autre jour, j'ai demandé au paysan comment il traitait ses légumes. Il me répond: je ne les traite pas. Pardon? En effet, les légumes tels que poivrons, tomates, aubergines, etc. n'est pas traité. Les racines (carottes, pdt, raves, racines diverses) sont traitées au début avec un herbicide, puis plus rien. Les herbes aromatiques, rien. Bref, un jour heureux pour moi, car je mangeais du bio non traité depuis le début, au joie, comme quoi, discuter permet toujours de s'informer!

On pense souvent à bio pour des légumes et des fruits. Mais le bio n’est pas que cela. Viande et produits issus d’origine animale peuvent l’être aussi. J’attends souvent dans mon entourage, que lorsque l’on achète bio, je parle maintenant de viande ou de produits issus d’origine animale, on est sûr que les animaux ont été traités correctement. Bio veut-il dire bon traitement des bêtes ? Une viande bio, veut dire que l’animal a été nourri d’aliments biologiques. Des œufs bios induisent le fait que les poules ont été nourries biologiquement, qu’elles soient six sur un mètre carré au maximum, qu’elles aient de l’espace en air libre. De plus, un certain quota de poules par hangar est exigé. Cela semble-t-il suffisant ? Difficile d’y répondre sans voir la réalité des choses. Il suffit alors de naviguer sur Internet où des vidéos s’y trouvent par centaines. Vous voulez voir des poules souffrir ? Allez-y, vous aurez le choix. En effet, bio ne veut pas dire bon traitement. Ou en tout cas, pas totalement. Ces vidéos (en allemand) https://www.youtube.com/watch?v=AJZD6FAG_oc et https://www.youtube.com/watch?v=8vvxy05idd4 montrent parfaitement le genre de traitement qu’endurent nos bêtes. Biologiques. Ne l’oubliez pas.

Les œufs bios sont-ils alors meilleurs pour les poules comme pour notre santé que les œufs de plein air (les autres catégories ne sont dans aucun cas adéquates pour celui qui se préoccupe un temps soit peu des animaux) ? Difficile, une fois de plus, de répondre. Chacun son opinion. Je pense que le lieu d’où proviennent les œufs est important, pour un cas bio ou de plein air. La meilleure solution reste, comme je l’ai déjà énoncé une fois, d’aller chez le paysan le plus proche pour acheter ses œufs. On pourra même voir comment les poules sont traitées et l’emplacement dans lequel elles vivent.

Les œufs sont une histoire compliquée et sans fin. Le même cas se présente pour la viande. Porc, bœuf, poulet, veau ou cheval, ces animaux labélisés bio ne sont pas pour le moins des animaux heureux. La vidéo insérée ci-dessus le montre bien, d’autres montrent encore plus. Si vous avez le courage. Ou la force. Des scènes horribles montrent des animaux laissés au bord de la mort. Mais ils sont nourris biologiquement. Des scènes de tortures, de découpage de parties de l’animal, alors que celui-ci est encore vivant. Oui, vivant. Et bio. C’est le principal pour l’industrie de la viande. Le reste n’est que pacotilles. Malgré des conditions plutôt strictes à la base, les solutions pour engraisser au plus vite et gagner le plus de place, donc avoir plus de rentabilité, sont nombreuses. Une viande bio n’est donc de loin pas une viande meilleure, au goût comme pour la Nature, que les autres parce qu’elle est bio. Les animaux ne sont pas plus heureux que les autres, qui sont nourris au maïs ou soja transgénique. La viande bio n’est par contre pas pire, il faut le souligner. Il existe de rares cas, peut-être moins rares que ce que l’on pense – qui sait ? – où la viande bio est issue d’animaux heureux. Oui, heureux. D’autres labels peuvent s’ajouter au label bio, lorsque le vendeur ne veut simplement que le bonheur pour ses bêtes. Oui, oui, ça existe encore. Il sera alors surement plus facile de trouver cette viande dans la région où vous vivez, prendre directement contact avec l’agriculteur-vendeur, qui lui saura, contrairement aux autres industriels de la viande, vous montrer comment ses bêtes vivent. Des porcs se roulant dans la boue et la paille, des poules picorant du grain en liberté dans la cour de la ferme et des vaches broutant dans les champs, voilà ce que je vois lorsque j'achète chez le paysan du village d'à côté. Du bonheur.

Bio et bio donc. Deux bio coexistent alors de nos jours. L’un qui était devenu une brèche importante dans le marché il y a quelques années, mais qui est malheureusement, malgré la forte demande, devenu trop… trop. Point de mot ne peuvent décrire les conditions dans lesquels ces animaux vivent et la tromperie qui s’exerce sur le consommateur. L’autre bio est un marché parallèle, nouveau, qui s’ouvre à côté des supermarchés. Un marché local, de proximité, de valeurs, de morale, de bêtes heureuses.

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